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Le plan de travail nécessite une organisation de l’environnement et une gestion du temps bien maîtrisée. La construction de l’espace au sein d’une classe de cycle des apprentissages premiers est déterminante dans l’organisation des savoirs et des savoirs faire de l’élève. C’est à l’enseignant d’organiser l’espace de manière à ce que l’enfant puisse avoir des repères visuels qui faciliteront la bonne marche du Plan. L’aménagement matériel, le choix des objets, des outils, doivent correspondre à sa taille et à sa vision des choses. Les espaces doivent être attirants, clairs et accessibles à tous. L’enseignant a la tâche délicate de connaître et de respecter les rythmes de vie et d’apprentissage de l’enfant, ses goûts et ses besoins, mais il doit aussi l’aider à changer, à passer d’une expérience peu organisée à une activité construite. Le Plan de travail doit être adapté à l’enfant. L’enseignant, à travers ses observations, en fonction de l’évolution de l’enfant, de ses capacités, adapte, module le Plan. Une observation attentive permet de varier les démarches de façon à répondre aux rythmes d’apprentissage des enfants, à leurs différences et leurs besoins individuels. Aussi, il est indispensable qu’à travers les plans, il y ait une organisation garantissant la cohérence et la progression nécessaires aux apprentissages.
L’enseignant a également un rôle
primordial lors de la passation des consignes, qui doivent être extrêmement
claires, précises afin que les enfants ne soient pas obligés de le solliciter
trop souvent, surtout si l’on est avec un groupe en « apprentissage
» et afin que le but de «développement de l’autonomie » soit
respecté.
De même, l’enseignant guide les enfants, il a un rôle important surtout en maternelle, pour permettre à l’enfant d’évaluer les durées et le niveau de la difficulté des activités. Pendant le temps consacré à cette activité, l’enseignant a la possibilité d’observer les enfants, de circuler dans la classe afin d’être disponible en cas de besoin, de repérer les enfants en difficulté, par exemple. Il peut avoir un rôle d’étayage, c’est à dire qu’il va aider l’enfant à «démarrer, ou à repartir » afin de ne pas le bloquer . Il doit être à l’écoute de l’enfant afin de comprendre les stratégies qu’il utilise et ne pas lui imposer les siennes. En comprenant le mode de fonctionnement de l’enfant, il pourra ainsi l’aider judicieusement.
L’enseignant doit également évaluer.
Il est vrai qu’en maternelle l’évaluation sera plus délicate, dans le sens
où les activités ne se font pas uniquement sur fiche. Il y a des activités de
manipulation, des activités de jeux qui peuvent faire partie du plan de
travail. L’évaluation peut être
formative, lors d’activités d’exploration et d’exploitation et s’avère
judicieuse d’où l’importance d’une aide
précise afin de donner le maximum d’indications lors de la correction
des erreurs par les enfants. En revanche, à la fin d’un apprentissage, l’évaluation
sommative peut s’avérer intéressante. L’enseignant en évaluant le travail
de l’enfant pourra faire évoluer le Plan de travail en fonction des acquis de
l’enfant, de ses progrès, et de ses possibilités. De plus il pourra
transmettre aux parents le travail de l’enfant, ce qui permettra d’avoir un
lien entre les parents et l’école, pour un suivi
régulier. La mise en place: -Créer une feuille de route pour que l'élève puisse gérer ses activités. -Symboliser les lieux, les activités, les consignes ( logos, codes couleur...) en impliquant les enfants dans cette élaboration. -Prévoir des outils d'aide pour favoriser l'autonomie dans l'apprentissage. -Prévoir des grilles de progression facilement utilisable par les élèves. -Élaborer des critères de réussite avec les enfants pour qu'ils puissent s'auto évaluer. -Établir des fiches auto-correctives
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